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2014 - Biosémantique de Krisis, à la lumière du modèle sphérique d'Abellio

Biosémantique de Krisis

à la lumière du modèle sphérique d’Abellio

Rencontres Abellio 2014, 20-22 juin  à Seix-Ariège-France

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 Le dictionnaire grec-français Bailly, p. 1137, propose plusieurs  traductions du mot Krisis, dont les principales sont : action de choisir, action de séparer, action de décider, issue, dénouement, action de s’expliquer.  

La résonance biosémantique  mésodermique donne des spectrogrammes qui traduisent le processus  étymologique originel, à savoir le rapport entre le geste et le langage, entre le langage et le concept.

Le mésoderme est à la fois local et non local. Il peut donc entrer en résonance  avec le Local fini et le Non Local infini, alors que l’ectoderme ne peut résonner qu’avec le Local fini. Le signal vasculaire à la base de la résonance sémantique est mésodermique (1).

 Krisis est équivalent vibratoire  et opératoire de Crise.

La SAS (Structure Absolue Sphérique) permet de voir si ce spectrogramme traduit un problème sémiotique ou quantique, ou un problème sémantique ou subquantique.

On se rappelle que le plan équatorial de la sphère correspond au niveau quantique de différenciation matière-antimatière, équivalent vibratoire de sémiotique, équivalent vibratoire de figuration, que l’axe vertical correspond au niveau subquantique de différenciation espace-temps, équivalent vibratoire de  sémantique, équivalent vibratoire de formation et que le centre de la sphère correspond au niveau métaquantique de différenciation  Local-Non Local, équivalent vibratoire de substantiation.

La résonance mésodermique montre que «crise » résonne au niveau subquantique sémantique de l’axe vertical et au niveau métaquantique du centre de la sphère. Crise est un problème de SENS.

Le plan équatorial est constitué par  quatre zones de résonance pigmentaire spécifiques entre les pigments exogènes (filtres de gélatine pigmentée Wratten-Kodak) et les pigments endogènes constitutifs de toutes cellules, catalyseurs de la biochimie. Les pigments ont une double fonction d’analyse et de catalyse. La fonction analyse donne la couleur. La fonction catalyse permet la vie. La fonction analyse illustre  l’ampleur séparatrice numérique. La fonction catalyse illustre l’intensité intégratrice analogique. Cette double fonction est celle qu’on retrouve au niveau de l’axe vertical subquantique de la sphère d’Abellio. On comprend donc que cette résonance pigmentaire quantique ait une fondation commune avec la résonance eidétique subquantique, ce qui  engendre la biosémantique. Nature  et culture  ne sont pas dissociées. Sans les pigments, pas de vie, pas de mémoire, pas de conscience.

Cette résonance biochimique pigmentaire est une résonance fractale,  invariance d’échelle ou autosimilarité, à tous les niveaux de réalité, du physique le plus fondamental jusqu’au  psychique le plus subtil. Elle détecte, dans le champ péricorporel, un secteur matière infralumineux et un secteur antimatière supralumineux. Le vivant est un complexe matière-antimatière. La conjugaison de phase entre matière et antimatière prévient leur annihilation mutuelle.

Le plan équatorial est la projection de la double composante de l’axe vertical. L’axe vertical a en effet une composante analogique ou catalyse et une composante numérique ou analyse. Ce double codage de l’axe vertical  est fondamental.

 Les quatre zones de résonance pigmentaire du plan équatorial  sont la projection de la différenciation espace-temps subquantique et la projection de la différenciation Local -Non Local métaquantique. Elles  forment deux couples qui corroborent la logique de double contradiction croisée d’Abellio.

 La projection espace-temps qui forme le couple anabolique, ou parasympathique, ou énergie potentielle, est croisée avec le couple catabolique, ou orthosympathique, ou énergie cinétique.  

Ces 4 zones de résonance pigmentaire se distribuent aussi selon la projection Local - Non Local en un secteur local, centrifuge, mesurable, fini, phénomène, existence, et un secteur non local, infini, centripète, noumène ou essence.

Les mots sont  par rapport  aux concepts  comme une carte par rapport au territoire, comme la courbe par rapport à la fonction. La résonance biosémantique mésodermique illustre le fait  que l’action sur la carte retentit sur le territoire. Il y a résonance entre la carte et le territoire.

L’équivalence vibratoire entre différents mots, courbes, cartes  montre une identité fonctionnelle entre les différents processus sous-jacents. Ces équivalences vibratoires permettent  aussi de différencier  les faux-amis, les synonymes, de préciser le sens biophysique des mots. On  peut donc faire un diagnostic différentiel et un diagnostic positif  linguistique.

A quel processus biophysique correspond le mot crise qui est employé dans différents contextes; biologiques, psychologiques, économiques, politiques ? Habituellement la connotation est péjorative et même négative. La crise est perçue comme un mal non nécessaire, comme une résistance, comme un phénomène statique.

La résonance biosémantique mésodermique nous montre cependant que la crise est un processus dynamique. Le mot« crise » est équivalent vibratoire de transition de phase, de turbulence, de trouble, de  passage. Il n’est pas le désordre, mais le passage du désordre à un nouvel ordre. Il n’est pas le conflit, mais la conflictolyse.

Ce processus s’exprime  au niveau quantique quand le secteur existence,  phénomène, communique mal avec le secteur essence, noumène. Alors l’existence manque de sens. La crise est salutaire. Elle traduit un effort pour sortir d’un système clos vers un système ouvert. C’est une lutte contre l’entropie quand la balance entropie/syntropie fait défaut (2, 3).

Être en crise, c’est franchir l’obstacle épistémologique, c’est faire le saut quantique, c’est  s’affranchir d’une structure psychologique périmée. C’est dépasser un paradigme scientifique sans trépasser. C’est passer de la logique de non contradiction à la logique de contradiction  puis à la logique de double contradiction croisée. C’est réaliser l’effet tunnel quantique, équivalent vibratoire de  la  Transsomption de Nicolas de Cues. (4)

Au niveau de l’axe vertical, le problème est dû à un défaut de la composante analogique, du processus Brahma ou Christ (4). La composante analogique n’équilibre plus la composante numérique. La catalyse n’équilibre plus l’analyse. En  termes d’Abellio, la multiplicité étouffe le Sens.

La correction de la crise se fait  par le rétablissement de la composante analogique ou catalyse de l’axe vertical. Le processus Brahma ou Christ est équivalent vibratoire de catalyse, coïncidence des opposés. Le processus Atman ou Antéchrist  est  équivalent vibratoire de analyse ou opposition des opposés (4. 5).

Lorsque le Local Fini Existence communique avec Le Non Local, Infini, Essence, la crise est terminée. La biophysique du plan équatorial montre que ce dernier ne peut fonctionner  si  Existence  locale ne communique pas avec Essence non locale. Pas de phénomène mesurable centrifuge  sans noumène non mesurable centripète.

La résonance biosémantique permet donc de mieux comprendre le Sens de la Crise qui est Crise du Sens. Le modèle sphérique d’Abellio agit comme un catalyseur qui  favorise la résolution de la crise en nous faisant intégrer le  linéaire numérique dans une action sphérique.

 

Bibliographie

1 J.Ratte; Valeur heuristique du modèle sphérique d’Abellio. Rencontre Abellio, Seix juin 2009.  www.rencontres-abellio.net

2 Ulisse Di Corpo, Antonella Vannini; Symposium Life energy, Syntropy, Resonance. Viterbo 1-4 août 2013.  www.ulissedicorpo.it

3 J.Ratte ; Biosemantics of syntropy; Symposium Viterbo, 1-4 août 2013, www.holoener.com

 4 Nicolas de Cues; Trois traités sur la docte ignorance et la coïncidence des opposés. Les éditions du Cerf, Paris 2007

5 J. Ratte ; Biophysique du christianisme, conférence IIIHS, Montréal, 12 juillet 2013, www.holoener.com